C’était le sujet récent
de Philosophie du BAC. Cette interrogation s’applique
naturellement aux sciences humaines dont fait
partie la graphologie.
N’a t-on pas brûlé les livres
de Freud en prétendant alors que la Psychanalyse
ne servait à rien car elle ne pouvait être
démontrée et était considérée
comme diffamatoire ?
Aujourd’hui, qui se risquerait à
affirmer qu’une cure analytique ne peut
répondre au souci de délivrance
psychique d’un patient ?
La graphologie bénéficie d’études
de satisfaction qui contrent déjà
vertement ses détracteurs. Par ailleurs,
la mise en place de protocoles prouvant que la
graphologie mesure ce qu’elle est effectivement
censée mesurer est en cours dans les Universités
traitant des Biosciences. Cette démarche
marque une avancée dans le processus de
validation de la graphologie.
Au Congrès International de Graphologie,
qui s’est tenu à Québec (Canada),
en juillet 2004, regroupant les principaux graphologues
Nord Américains et Européens et
auquel FedeR .H. a participé, le docteur
australien Bryan James Found a présenté
un protocole de recherche qui permettra
de valider trait par trait la graphologie.
En matière de détection et d’évaluation
des compétences comportementales
durant le processus de recrutement, il est préférable
de ne pas avoir de religion. En privilégiant
une seule approche, par exemple, l’entretien,
sans s’appuyer sur un certain nombre d’autres
outils disponibles, nous commettons souvent de
graves erreurs dont pâtiront le candidat,
le collaborateur mais aussi naturellement l’entreprise.
Face à la complexité de la tâche
d’appréciation et à la relative
efficacité des outils disponibles, l’humilité
doit être prescrite.
Il y a dans toute procédure d’appréciation
forcément une notion de pari. Il faut donc
asseoir ce pari sur des indices complémentaires
qui doivent concourir entre eux à la décision
la plus étayée possible. S’il
ne faut pas avoir de religion, il ne faut pas
non plus croire à tout et en rien à
la fois. Fleurissent actuellement sur le marché,
et à l’attention des entreprises
et pour les départements des ressources
humaines, des offres mercantiles savamment présentées
d’outils d’appréciation plus
qu’aléatoires. Faire le tri n’est
pas toujours facile.
Très peu de tests (4/5) ont subi les travaux
de validation nécessaires et en outre,
un acheteur de tests pour l’entreprise n’a
aucun moyen de vérifier si les tests sont
réellement valides à moins d’avoir
fait lui-même des études de psychométrie.
L’on peut également s’inquiéter
des validations effectuées par des organismes
rémunérés par l’éditeur
des tests. Alors attention de ne pas succomber
trop vite à la pseudoscience des tests
et à la tentation du logiciel miracle !
La graphologie utilisée dans le cadre
du recrutement est aujourd’hui le seul outil
capable d’apporter une synthèse
rédigée des aptitudes comportementales
face aux attentes précises d’un poste
à pourvoir en entreprise. Le test psychotechnique
produit au contraire des histogrammes ou autres
graphiques parfois affublés de phrases
types qui ne permettent pas d’affiner le
profil du candidat et ne facilitent pas l’interprétation
des résultats par le non psychologue.
Les médias ont-ils
toujours raison ?
Certains journalistes (journaux, revues, télévision)
ont attaqué régulièrement
depuis plusieurs années la graphologie.
A la recherche du sensationnel, sans grand souci
d’objectivité, ils portent atteinte
au professionnalisme des graphologues, cabinets
de recrutement et entreprises utilisatrices.
Dans le contexte exacerbé de crise économique
et de chômage prolongé, il était
donc ainsi facile d’attiser les rancoeurs.
D’un côté, les ¾ des
professionnels des Ressources Humaines, les cabinets
spécialisés dans le recrutement,
les professionnels de l’évaluation
et de la détection du potentiel confirment
l’intérêt de l’outil
complémentaire que représente pour
eux la graphologie, dans un processus d’évaluation
; de l’autre côté, quelques
journalistes, sans aucune connaissance de cette
technique, répètent à longueur
d’année, mélangeant graphologie
et expertise en écritures, prenant fait
et cause dans un bel exemple de « pensée
unique », les principales objections suivantes
:
- La graphologie n’est pas objective et
scientifique
- Quelques psychologues de Laboratoires Universitaires
dénoncent la fiabilité non mathématique
de la graphologie
- On utilise la graphologie surtout en France,
et les Anglo-Saxons ne l’utilisent pas.
Ces trois objections répétées
inlassablement ne tiennent absolument pas face
à une analyse logique.
- Le recrutement et l’obligatoire sélection
des candidatures s’inscrivent dans un
contexte économique de l’entreprise.
On ne peut manifestement pas recevoir tous les
candidats ! Il faut agir vite, choisir le mieux
possible et selon une déontologie. Il
y a une notion de pari dans chaque recrutement
et on ne peut prétendre qu’à
réduire le risque d’erreurs dans
le contexte manifestement toujours aléatoire
du choix des hommes. Il est illusoire de faire
croire, en l’état actuel de nos
méthodologies, que l’on pourrait
agir autrement et ne jamais se tromper. Qui
de sensé pourrait croire que «
l’entretien avec le candidat » ou
l’interprétation nécessaire
des résultats d’un test métrique
de personnalité ne revêt pas une
part d’incertitude et d’aléatoire
? Le souci très cartésien de vouloir
à tout prix analyser une candidature
dans un contexte de certitude mathématique
ne peut être que le fruit de gens méconnaissant
la réalité de l’acte d’évaluation.
- Il est étonnant que l’origine
de la campagne de diffamation de la graphologie
soit basée sur des déclarations
de personnes n’ayant jamais eu à
affronter et à vivre les difficultés
de l’acte de recrutement. Les quelques
« passionnaria » de la méthode
des tests, professeurs de psychologie dans les
laboratoires universitaires sont, pour la plupart,
je vous l’affirme, pour les avoir personnellement
connus, tout à fait étrangers
à la réalité de l’entreprise.
- C’est vrai, la graphologie est beaucoup
plus utilisée en France qu’ailleurs.
C’est vrai aussi que Michon et Crépieux-Jamin,
les pères de la graphologie sont français.
Doit-on pour cela renier la méthode ?
C’est vrai aussi que les graphologues
français dès la fin de la deuxième
guerre mondiale ont mieux su promouvoir cet
outil que nos amis Anglo-Saxons et Germaniques.
Je ne vois pas en quoi cela a à faire
avec la validité de la méthode.
Quand la graphologie est utilisée dans
un contexte de recrutement et de sélection,
les graphologues sont décrits par certains
journalistes comme des marabouts. Quand la graphologie
permet le « repêchage » d’un
candidat en cours de sélection, ou aide
un chômeur en cours d’outplacement
à définir son projet professionnel,
la graphologie est alors appréciée.
La graphologie repose sur un postulat de base
: toute déformation apportée au
graphisme appris dans l’enfance est l’expression
de la personnalité. Nous projetons celle-ci
dans notre écriture comme dans l’ensemble
de notre comportement. Or écrire, c’est
se comporter. Cela relève de la psychologie
du mouvement. L’écriture fait partie
du langage au même titre que la parole.
Contester qu’il puisse y avoir une relation
entre l’écriture et la personnalité
revient à contester la relation qui existe
entre le langage et l’homme. C’est
absurde. L’écriture ne peut être
un épiphénomène.
Si la reconnaissance AFNOR, dans le cadre de
l’évaluation, réjouit tous
ceux qui depuis longtemps déploient leurs
efforts dans ce sens, cette décision
de la commission entérine ce que savaient
déjà les véritables professionnels,
cabinets de recrutement, DRH : la graphologie
est un outil d’évaluation et de
sélection, au même titre que les
tests et les entretiens.
Or les spécialistes de l’évaluation
le savent : le décideur ne peut se contenter
des seuls tests pour régler la très
complexe problématique homme/poste. Par
contre, en croisant tous les outils d’évaluation
: entretiens, tests et graphologie, on réduit
le risque d’erreur inhérent à
toute décision en matière d’évaluation
humaine.
L’avenir de la graphologie
L’écart entre les progrès
techniques et l’évolution sociale
et psychologique de l’homme semble s’agrandir
de jour en jour. Faire progresser plus vite les
sciences humaines est un impératif maintenant
bien compris. Toutes les techniques d’approche
de la personnalité, issues de la psychologie
moderne, se doivent de mettre en place des programmes
de recherche portant sur l’amélioration
de la technique, sur la validation et la fiabilité.
La formation du graphologue devra s’élargir,
au-delà de la formation technique, vers
une meilleure connaissance du monde économique,
afin de mieux s’adapter à la réalité
mouvante de l’entreprise.
MIEUX UTILISER
LA GRAPHOLOGIE EN SE FORMANT
A CETTE TECHNIQUE
Dans le cadre de l’obtention d’une
maîtrise de Psychologie, FedeR.H. a mis
en place une enquête de satisfaction de
la graphologie auprès d’un échantillon
représentatif d’entreprises.
Cette enquête a été effectuée
sous la direction d’une Psychologue chargée
de cours et de recherche à la Faculté
de Psychologie de Nanterre. Les résultats
de l’enquête ont permis de s’apercevoir
qu’il existe une méconnaissance des
fondements de l’outil graphologique pour
l’évaluation psycho-professionnelle.
Les entreprises n’utilisant pas la graphologie
n’en connaissent pas les méthodes,
ni les concepts théoriques. Ainsi, les
personnes interrogées déclarent
manquer d’informations concernant cet outil.
Même parmi les entreprises qui y font appel,
30% ont une première perception de la façon
dont s’effectue une analyse et des bases
de la théorie graphologique.
Les entreprises utilisant la graphologie confirment
être satisfaites des résultats (75%).
Elles parlent de cet outil en termes d’éclairage,
de pertinence, et manifestent davantage de confiance
que de méfiance.
Alors que l’enquête était conduite
de manière totalement anonyme, 62% des
clients du Cabinet FedeR.H. se montrent très
satisfaits et 24% tout à fait satisfaits.
Aucun n’est pas du tout ou peu satisfait.
Les entreprises n’utilisant pas la graphologie
ont plus de méfiance (39%) que de confiance
(11%) et la plupart expriment des opinions négatives
à l’encontre de cette méthode
(61%). Très peu ont un avis positif (6%).
On peut alors supposer que cette ambivalence entre
l’opinion positive et les réserves
des non-utilisateurs est due aux pressions médiatiques
actuelles et au manque de connaissances des directions
des ressources humaines, des mécanismes
explicatifs sur lesquels reposent la graphologie.
La Formation du graphologue
Il y a parmi les graphologues beaucoup de psychologues.
Les femmes également sont largement représentées
dans cette profession qui demande beaucoup d’intuition
et de sensibilité. Si le goût inné
les y porte souvent, elles sont également
attirées par son côté pratique.
En effet, il est possible d’exercer cette
profession de façon plus ou moins indépendante
: à domicile, en cabinet, attaché
auprès de plusieurs entreprises, à
plein temps, à mi-temps, autrement dit,
presque à la carte.
Comme d’autres métiers de sciences
humaines, tels que psychologue ou analyste, il
est important, pour une plus grande crédibilité
auprès du public et des entreprises, d’être
agréé par une organisation professionnelle.
La profession est régie par une déontologie
qui tient le graphologue au secret professionnel
et au respect de la dignité humaine.
*Le Syndicat Européen des Graphologues
Professionnels (S.E.G.P.) a été
crée en 1953 et représente aujourd’hui
plus de 120 graphologues professionnels. Le président
actuel est Bertram A. DURAND.
Le S.E.G.P. est un syndicat professionnel
(Préfecture de la Seine n°11 526)
Siège Social : 59 avenue Victor Hugo –
75116 Paris
Permanence n°Indigo : 0820 000 193 (de France)
– 00 33 01 56 28 06 95 (de l’Etranger)
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